Presse pro... mais de quoi ?

De l'info à la com... Faut bien vivre ! Chronique du quotidien de cartes de presse dépréciées.

18 mars 2005

A L'Usine Nouvelle, la direction se plaint de ne pas pouvoir licencier dans le calme

 

 

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illustration Atelier Populaire

C’était prévisible. Hier soir, 110 salariés sur 355, ont déclenché une grève de 24 heures reconductibles au sein du groupe Gisi, au moment même où l’intersyndicale venait de signer un accord sur la méthode qui doit aboutir au départ de 75 salariés dans 90 jours.

Et pourtant, la direction s’en étonne.
Selon l’AFP, elle a écrit jeudi à l’ensemble du personnel pour appeler «
à la responsabilité de chacun pour l'avenir du Groupe » et demander « un retour au calme pour préserver un climat de concertation jusqu'alors favorable ». C’est vrai que ce mouvement peut porter préjudice à son souci de rentabilité, alors que son propos est justement de « maximiser » les bénéfices du groupe afin que les fonds d’investissements qui le détiennent (Carlyle, Cinven, Apax) puissent réaliser une jolie culbute lorsqu’ils  vendront.
Jamais en retard d’une démagogie, elle décrit son plan de restructuration comme un « plan de sauvegarde de l’emploi ». Fin janvier pourtant, Philippe Santini , son président, déclarait vouloir augmenter les résultats - positifs - du groupe pour parvenir à un EBITDA à 2 chiffres.
Dignité et avenir constituent justement l’essence des revendications des grévistes. Ils demandent à la direction une organisation pérenne du groupe, avec moins de suppressions de postes, en favorisant les départs volontaires et les mesures d'âge et en évitant les départs contraints.

Pour l’heure les grévistes se recrutent majoritairement au sein du titre phare, Usine Nouvelle. Son repositionnement éditorial, qui le recentre sur l’industrie et la production et abandonner l’information et l’analyse économique, entraîne la suppression d’une douzaine de postes. Mais des journalistes d’autres rédactions moins touchées, comme LSA (3 postes supprimés) et des commerciaux participent également au mouvement.
 

Posté par Latope à 14:06 - La dure loi de la jungle - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    colère

    Juste une précision : les grévistes du groupe Gisi ne se recrutent pas "majoritairement" au sein de l'usine Nouvelle. Les 110 proviennent de L'ensemble des services touchés (icono, réalisations, rédactions d'autres titres, fabrication....).
    Le mouvement a été reconduit vendredi, avec le même nombre de salariés en grève. A part la "surprise", M Santini n'a officiellement pas manifesté d'autres réactions. Il a refusé de parler directement aux salariés mécontents. Le mouvement est donc reconduit lundi. L'ampleur du mouvement est historique dans le groupe.

    Posté par gisi, 19 mars 2005 à 19:37

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