Presse pro... mais de quoi ?

De l'info à la com... Faut bien vivre ! Chronique du quotidien de cartes de presse dépréciées.

23 juin 2005

Sombre avenir pour la presse écrite

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"Les contenus médias deviennent des contenus multimédias, transitant sur n'importe quels supports, lesquels sont regroupés au sein de deux ou trois grands groupes multimédias, plutôt européens et mondiaux, mais aussi régionaux (...). Les journaux quotidiens disparaissent ou passent sur écran". Enfin, "l'indépendance, l'éthique, la créativité disparaissent du paysage des médias, où seuls quelques journalistes marginaux maintiennent à bout de bras une information pluraliste et de qualité".
Tel est l'avenir de la presse à l'hiver 2011, selon le commissariat au plan, si l'état se refuse à intervenir !
Dans un rapport, rendu public Mercredi 22 Juin, les rapporteurs incitent les pouvoirs publics à aider la presse écrite par des mesures incitatives liées à un cahier des charges contraignant de missions de services public et de pluralisme.
Louable intention. Reste qu'entre la mainmise des financiers et le contrôle de l'état, la liberté de la presse semble de plus en plus bornée...

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13 juin 2005

Libres

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Florence et Hussein sont libres depuis hier soir.

Enfin, après 157 jours d'une détention particulièrement pénible. Etonnante Florence qui, sur le tarmac de Villacoublay, nous a laissé voir un intense bonneur mêlé d'une retenue, d'une pudeur, d'une distance incroyables après une telle épreuve. Comme si, jour après jour, elle n'avait jamais cessé d'être elle même, une journaliste. Son message sur le réconfort apporté par toutes les manifestations de soutien nous fait penser à ceux qui sont toujours emprisonnés. Moins médiatisés les cas de Frédéric Nerac et Guy-André Kieffer méritent tout autant notre mobilisation.

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09 juin 2005

Manpower

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Deux ans à l'essai pour une nouvelle embauche en CDI, c'est la mesure phare, annoncée hier par Dominique de Villepin, pour les entreprises de moins de dix salariés. Sachant que dans le secteur de la presse pro une majorité de revues sont éditées par des sociétés ou des empilements de structures de moins de dix salariés, on ne peut que redouter les effets pervers d'un tel dispositif.
Ces dernières années, le curseur des éditeurs s'est clairement déplacé de la qualité vers la rentabilité afin de s'adapter à l'amigrissement constant des revenus publicitaires. Comment, dans ces conditions, imaginer que cette mesure ne soit pas pervertie.
Alors que les contrats de qualification sont devenus un mode fonctionnement incontournable (cf le post "écrivez jeunesse, ça ne mange pas de pain"), quel sera l'intérêt pour une petite entreprise de presse de dépasser ce seuil des deux ans sachant que le marché regorge de cartes de presse sans emploi ? En institutionnalisant cette précarité, on aboutira fatalement à une paupérisation des revenus pour l'ensemble des journalistes. Quant au statut des pigistes, CDI classiques de fait après quelques mois de collaborations régulières, que deviendra-t-il ?
Nos lendemains risquent de ressembler à un intérim permanent, avec tout ce que cela implique sur la qualité de l'information et le respect de la déontologie.

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